Festival de Musique d'Eygalière



Hervé Corre de Valmalète


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Né en 1960 dans une famille de tradition musicale, Hervé Corre de Valmalète apprend son métier d’imprésario, en parallèle à des études de droit, aux côtés d’Henryk Szeryng, Claudio Arrau, Nikita Magaloff, Maria Joao Pires, et Brigitte Engerer. Appelé en 1987 par Mtislav Rostropovitch et Antoine Riboud pour diriger les Rencontres Musicales d’Evian, il matérialise, au contact de ces deux hommes d’exception, la conception personnelle qu’il a de ce métier : repositionner le classique comme une des composantes de l’espace culturel actuel, créer une aventure, une émotion, une ouverture pour le public; être le fil qui relie la tradition et l’innovation; être là où les autres ne vont pas. Il réunit sur scène jeunes talents et artistes renommés (Jean-Pierre Rampal, Lorin Maazel, Isaac Stern...) Il persiste dans cette voie qui mèle jeunes et artistes confirmés mais aussi musique classique et autres courants musicaux en prenant en 1990 la direction artistique du MIDEM à Cannes. Il fera s’y croiser Lord Yehudi Menuhin, Michel Petrucciani, Stéphane Grapelli, Herbie Hanckock, Placido Domingo, John McLaughlin, Montserrat Caballé, Slash, Henri Dutilleux, Gérard Depardieu et bien d’autres. Il ouvre un bureau à Londres en 1991 et reprend en 1995 le festival des Flâneries Musicales d’Eté de Reims avec une idée d’ensemble : gratuité de la majorité des concerts (plus de 1500 à
ce jour) et programmation de jeunes artistes parrainés par les plus prestigieux de leurs aînés (Alexandre Lagoya, Jordi Savall, Jean-Claude Malgoire...), une offre destinée au plus large des publics.
Après avoir organisé en 1997 un concert mémorable au Théâtre des Champs-Elysées pour les 70 ans de Mtislav Rostropovitch, il créé en 1999 le festival des Transclassiques qu’il “délocalise” à La Cigale, boulevard Rochechouart à Paris, toujours soucieux d’aller à la rencontre d’un public nouveau et de rapprocher les contradictions. Il s’occupe de la programmation artistique de plusieurs productions télévisées de concerts ou d’émissions culturelles (Victoires de la Musique Classique, Grand Echiquier avec Yo-Yo Ma, Isaac Stern et Nigel Kennedy). C’est un projet fou avec le pianiste Georges Pludermacher - enregistrer l’intégrale des Sonates pour piano de Beethoven en live - qui le pousse à fonder son propre label, TransArt Live. L’aventure est lancée et rapidement remarquée par le monde de la musique. L’audace, la rareté d’une telle initiative, associée à la spontanéité et à l’authenticité du concert, à la qualité des musiciens, inspirent les choix artistiques d’Hervé Corre de Valmalète qui a toujours pensé qu’il y avait une place pour un label associant les meilleures techniques d’enregistrement à l’intensité, la prise de risque et la communion avec le public du concert. Ces enregistrement apportent souvent aux jeunes artistes la chance de graver leur premier disque.
Se passionnant pour la musique d’aujourd’hui, il commande à Eric Tanguy en 1999 son Concerto pour violoncelle n°2 créé par Mtislav Rostropovitch à Reims et donné à nouveau en 2002 au Carnegie Hall sous la direction de Seiji Ozawa avec le Boston Symphony Orchestra. En 2007, il présente à Reims une oeuvre pour violoncelle et violon - In Terra Pace à nouveau d’Eric Tanguy - qui ouvre le festival avec Anne Gastinel et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Michel Plasson, à la mémoire de Mtislav Rostropovitch. Hervé Corre de Valmalète est élu au board de l’Association Européenne des Agents Artistiques en 2001. Il est aujourd’hui Président élu de l’AEAA depuis 2006. En 2009, il célèbrera les 85 ans des Concerts de Valmalète, la 15ème édition des Flâneries Musicales de Reims et les 10 ans de TransArt Live.
Hervé Corre de Valmalète est nommé Chevalier des Arts et Lettres en 2004.